lundi 6 septembre 2010

Nobody Listens To Silent People *

 Ryan Bingham - The Weary Kind


Dimanche soir, 23h44.
Je viens d'avoir une révélation. Un truc qui tombe comme une évidence. Tellement que j'hésite encore à vous en parler de peur d'être ridicule, tellement ça coule de source, maintenant...
Mais bon puisque je suis là, que j'ai fait le voyage et vous aussi...

C'est en me baladant nonchalamment sur la blogosphère, sautant d'url en url que je suis tombée sur un blog musical au contenu fort ennuyeux, pompeux et qui se regarde parler... Fond blanc épuré hype, typo ronde chic un peu trop petite, ruptures trendy incessantes dans l'alignement des phrases, tout pour que la lecture de ce blog se mérite... (il ne manquerait plus que ce soir accessible à tous).

Et ce soir, de toute évidence, je n'avais pas envie de mériter ce blog et ses auteurs. Sauf que. 
Sauf que le titre du post me promettait une chanson, et qu'il m'en faut peu parfois.
Alors je suis descendue jusqu'à la moitié de la page (trois coups de molette tout de même, ce sont des bavards sur ce blog) et j'ai cliqué sur leur petit lecteur...

Subitement, le post n'avait absolument plus la même saveur, je trouvais d'ailleurs un certain intérêt à ce que j'étais en train de lire. Un instant, il m'a même semblé déceler une once de poésie.
Je ne me fais aucune illusion, ce n'est pas le texte qui est devenu immédiatement agréable à lire, c'est bien la musique, qui a totalement métamorphosé mon état d'esprit, ma perception des choses.

Je me suis dit alors que j'étais bien influençable tout de même.
Et puis je me suis dit que non, c'était ça le principe même d'un blog qui propose de parler de musique, ou de quoi que ce soit d'autre mais qui est illustré par de la musique !

Depuis toutes ces années que je tiens un (euh, deux, trois, douze) blog dont j'illustre chaque post par un ou plusieurs morceaux, je n'ai jamais eu la présence d'esprit de positionner le lecteur en tête, là-haut, là où il est ce soir.
C'était pourtant un non-sens d'écouter la musique après avoir lu un texte dans le silence.

Aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir découvert l'ouvre-boite pour gaucher alors que pendant 30 ans le monde entier tournait à l'envers autour de moi !


Pour l'anecdote, du texte que j'ai lu et même apprécié pendant quelques instants, il ne reste rien.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 1 septembre 2010

It's My Life *

Pour fêter l'évènement, je me suis parée de mes plus beaux atours
Nous y sommes. Je me suis dématérialisée. J'existe à présent sur la toile, par la toile, pour la toile.
J'ai eu un peu le trac au moment du lancement...
Et puis ça a fonctionné.

Tout a marché du premier coup. Du premier coup après deux semaines de boulot, de maquettes, de corrections, d'essais, de ratages, de méninges en ébullition, de recherches de solutions sur internet, dans mes cours de l'année...

Je n'ai pas eu d'insomnie, non, ce n'est pas mon genre. Mais mes premières pensées matinales allaient systématiquement vers lui... (delà à dire qu'il est la cause d'un réveil matin un peu plus léger ces derniers temps, il n'y a qu'un pas).
C'est que 'enjeu est de taille, il ne s'agit plus à présent de rédiger quelques posts plus ou moins personnels ou au sujet d'un groupe de pop indé que seuls quelques autres bloggeurs aussi timbrés que moi (voire plus pour certains, mais je ne nommerai personne, je ne suis pas une cafteuse) seraient susceptibles de connaitre. A présent ce n'est plus pour de faux.
A présent, c'est même mon métier. En écrivant cette phrase j'en ai presque un certain vertige. Comme si le mot "métier" était bien trop sérieux pour moi. Je ne suis peut-être pas tout à fait faite pour avoir un métier, un vrai, celui qui reste, celui qui définit. Je ne me vois pas entrer dans la salle de réception de l'ambassadeur et, tout en serrant naturellement la main d'un illustre notable inconnu, dire : "Bonjour, enchantée, je suis..." Et voilà ! Je suis, même encore aujourd'hui, bien incapable de définir mon métier : c'est un tout, c'est plein de choses (et quelques lacunes encore), et si par bonheur, quelqu'un avait besoin de mes services j'en serais ravie.

Mon site pro est à présent en ligne. Il sent encore la peinture fraiche, et il n'est pas dit que je ne ferai pas encore quelques retouches... Alors si vous avez quelques remarques à faire, elles sont les bienvenues.

C'est ici.


Bright Eyes - First Day Of My Life

(Tiens, revoici le trac.)

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 10 août 2010

Who Cares What The Question Is *

Je m'apprête à créer mon propre site web de professionnelle de la "création de site web mais pas que". Voilà une tâche bien plus ardue qu'il n'y semblait au départ...
Parce que bon.
Créer un, voire plusieurs blogs, c'est facile, c'est léger. C'est d'abord pour moi, et ensuite pour ceux qui aiment me lire, ceux qui aiment les extraits musicaux que je peux y poster, ou ceux qui aiment simplement le rose (parce qu'il leur va bien au teint).

Là, les choses se compliquent parce que je dois à travers ces quelques pages m'adresser à des professionnels, du moins gens bien plus sérieux que ceux qui lisent les blogs, peut-être même des gens qui portent des cravates !
Vu qu'ils sont censés ne rien y connaitre au web (ben oui c'est pour ça qu'ils feront appel à moi) (enfin j'espère), je vais devoir user d'un langage suffisamment jargonneux pour qu'il sachent bien que je connais mon métier, mais pas trop incompréhensible pour qu'ils ne se sentent pas totalement largués...
Visuellement je vais devoir aussi marquer les esprits, et exposer, subtilement (cela va sans dire !) mes fabuleuses compétences, sans non plus écraser le visiteur par tant de talent ! Hum. On me dit dans l'oreillette que je ne suis pas crédible. Bon. Il va falloir donc évoquer certaines compétences et ma personnalité, tout en leur laissant la possibilité de se retrouver dans tout ça...

Alors j'ai le choix : créer un site hyper efficace, avec tous les termes qu'il faut, rangés dans des listes et des cases, visuellement très moche classique mais rassurant ; ou alors quelque chose de plus personnel avec des jolies phrases (qui seront forcément plus longues à lire), et un graphisme qui me correspondra un peu plus, au risque que du coup il ne plaise pas à tout le monde...

Vous le voyez, rien qu'à lire ces lignes, je suis nettement plus tentée par le seconde solution. Mais nous permettra-t-elle de nous acheter nos semis de salade l'année prochaine ?

One Two - Something In My Mind

Department Of Eagles - No One Does It Like You


Rendez-vous sur Hellocoton !