samedi 26 juin 2010

Girls Just Wanna Have Fun*


Ce qui est assez formidable quand on tient un blog (de manière plus ou moins assidue, oui, bon), qui s'appelle Le Chantier, c'est qu'on peut en changer les couleurs à l'envi.

Et moi qui aime tant la déco, je ne l'avais fait qu'une toute petite fois ici... !
Mais maintenant que blogger nous offre de quoi s'amuser avec ses nouvelles fonctionnalités, j'ai sauté sur l'occasion pour bidouiller tout ça... Une nouvelle mise en page par ci, une nouvelle bannière par là, un peu de rose aussi...

Oui, à présent, vous viendrez ici sur un vrai blog de fille, où l'on parlera chiffons, shopping, mecs, jolies fleurs, manucure, potins, acteurs de cinéma et chanteurs sexys. En prime, je dessinerai de jolis petits cœurs sur les points de mes I.

Non mais ça va pas la tête !
Il faut vraiment que je sorte d'une année schizophrénico-marathonienne** pour dire ce genre de chose !
** année schizophrénico-marathonienne : se dit d'une année de 8 mois commençant en septembre pour se terminer en mai de l'année civile suivante. Cette année consiste donc à endosser le rôle d'une salariée d'une école de commerce (non ce n'est pas sale) deux jours et demi par semaine, et d'incarner le rôle d'une étudiante de cette même école de commerce (non ce n'est toujours pas sale) les deux jours et demi restant (sur une semaine de 5 jours, suivez quoi !).
Cette année se complique si, comme moi-même, vous avez dépassé depuis longtemps l'âge d'un étudiant lambda, qui vous aurait naturellement distancié de vos professeurs adorés. Donc, dans ce cas compliqué, il faut savoir être complice (les jours pairs) et candide (les jours impairs) avec les professeurs, tout en ne passant pas pour une fumiste auprès de votre boss qui vous voit trainer dans les couloirs en gloussant avec les copines (j'ai vécu des instants de régression intensive, oui).
Enfin, pour en terminer avec cette digression sémantique, sachez que ce type d'année pourrait s'étaler sur deux années civiles, que vous ne vous ennuieriez toujours pas... Comprenez qu'il faut un entrainement de sportif de haut niveau pour parvenir à la perfection professionnalo-estudiantine (la définition de ce terme sera développée dans un prochain post, ça suffit là !), que je n'ai évidemment pas atteinte.... Mais ne dit-on pas : l'important de c'est de participer !


Où en étais-je avant de résumer ces 200 jours richement remplis, en un paragraphe plus que chargé stylistiquement parlant, qui ferait hurler ma prof de "rédactionnel"?

Ah oui !
Jamais donc de petits cœurs, de manucure, de chiffons et autres discussions autour du shopping ou des potins...!
Mais des chanteurs sexys, sans doute.
Des acteurs de cinéma, mais pas que ; des réalisateurs aussi, voire des films (soyons fous !).
Des livres peut-être, parce qu'à ma plus grande joie, ma table de nuit se remplit à nouveau d'ouvrages littéraires, rejoignant mon radio-réveil qui se sentait bien seul...
Quelques fleurs aussi, parce que malgré tout, j'aime les jolies choses, et parce que, même si je ne mets pas souvent de jupes, je suis une fille qui aime le rose et les jolis chapeaux.

Alela Diane - Pink Roses


Wovenhand - Whistling Girl


C'est quand même n'importe quoi ce post...
*Toy Dolls
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dimanche 14 mars 2010

Oops I did it again *


Je suis en train de me demander si je n'ai pas une mémoire de poisson... J'ai une fâcheuse tendance à oublier des choses primordiales !
Le dernier exemple en date, est la révélation que j'ai ressentie en me retrouvant dans une salle de concert (après plus d'un an d'abstinence...). Saperlipopette de carabistouille ! La salle qui se remplit au fur et à mesure, les parfums des unes et des autres qui se mélangent, la musique d'attente qu'on ne connait pas (mais qui intrigue), l'impatience en attendant le début du concert, l'excitation quand les lumières baissent enfin, la surprise de découvrir des arrangements nouveaux sur scène, cet incroyable bonheur d'avoir la sensation d'être seule dans la salle, avec les musiciens, les brûlures aux mains d'applaudir à tout rompre... le trouble de sentir une larme couler sur sa joue tant ce moment est particulier (et la chance se se savoir dans le noir à ce instant !).

Avant hier soir, dans une petite salle perdue des Côtes d'Armor, outre le fait de me rappeler pourquoi j'aimais tant aller voir des concerts, et de me rappeler que c'était pour cette raison précise j'ai décidé de suivre une formation depuis quelques mois, je suis allée voir Jeanne Cherhal qui débutait sa tournée, après la toute récente sortie de son album Charade.
Je n'avais pas encore pu écouter son album, sorti quatre jours plus tôt. Je suis donc arrivée avec la crainte d'être perdue.
Et perdue, déstabilisée je l'ai été ! Non seulement je ne connaissais pas les trois quarts des titres interprétés, mais en plus Jeanne Cherhal a totalement changé de registre. De la chansonnette jolie et lissée, elle est passée à un rock endiablé. De la sage jeune fille, elle est devenue une femme explosive et sexy.
Quelle claque ! Ce concert fut un tourbillon. Jeanne, entourée de ces quatre musiciens (ex Little Rabbits, au look total tendance, mais à la virilité indéniable, même quand ils fond les chœurs aux voix aiguës), Jeanne disais-je, met le feu à la salle (pourtant bien timide) : elle déstructure les rythmiques sans pour autant en oublier les mélodies (qui sont son réel point fort), et cisèle ses textes avec malice. Elle a introduit également des nouvelles sonorités comme ce clavier au son très 70s qui m'a beaucoup plu... (il me rappelle un peu les musiques de Cosma) et dont j'aimerais vraiment connaître le nom !
Comme sur son album (que j'ai acheté à la fin du concert), sa musique live a pris de l'ampleur : plus d'instruments, plus de musiciens aussi, plus de bidouillages, plus de tout ! Mais pour autant, elle ne se perd pas, on reconnait le style de l'artiste... qui a mûri !
Et puis, petit miracle, Jeanne fait une pause au beau milieu du concert, pour se retrouver telle qu'on la connaissait avant : seule devant son piano. Elle nous a interprété un morceau instrumental, qui se situerait en Philip Glass et Michael Nyman (pour les répétitions rythmiques et l'emballement mélodique)... pour enchaîner directement sur un ancien titre qui remporte l'adhésion de toute la salle.
Mille émotions m'ont parcouru durant ce concert : j'ai eu la sensation de découvrir un tout nouvel artiste ce soir là (et j'adore ça), alors que cet artiste fait partie de ma vie depuis quelques années déjà... Étrange impression.

Depuis deux jours alors, j'écoute en boucle le nouvel album Charade. Il n'est pas aussi rock et sexy que le concert, mais il reste un excellent album pop aux arrangements ronds et parfois mélancoliques. Jeanne se paye même le luxe de reprendre Arcade Fire ou de travailler avec Benjamin Biolay, et (malgré ça !) de me faire adorer ces morceaux !

Il faut vraiment que je retourne voir des concerts plus souvent : la tête pleine d'étoiles me remets les pieds sur terre.


Jeanne Cherhal - Lorsque tu m'as


Jeanne Cherhal - Mon corps est une cage (reprise d'Arcade Fire)

Photo n°2 : Rod - Le HibOO

PS : Au fait, joyeux Noël, bonne année, à ceux que je n'ai pas vus, et courrez voter il est temps !

*Britney Spears (oui, j'ai un peu honte... mais pas trop !)

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dimanche 18 octobre 2009

From The Morning *

J'ai l'impression que je commence à m'habituer à mon nouveau rythme, mi-estudiantin, mi-professionnel.
Je me lève tôt, et je rentre assez tard à la maison, mais étrangement je me sens moins fatiguée qu'il y a six mois quand je travaillais à temps partiel à cinq minutes de chez moi... Serait-ce dû au fait que cette fois j'aime ce que je fais ?

Il y a un moment que j'apprécie particulièrement dans cette nouvelle vie, c'est le matin. Passé le réveil en pleine nuit, et le froid qui me saisit en sortant de sous la couette, j'aime émerger en regardant les premières lueurs du matin apparaitre par la fenêtre de la cuisine.
Je m'éclipse ensuite sans trop faire de bruit pour ne pas réveiller Monsieur, et je prends ma voiture. Les quarante minutes qui s'ensuivent sont l'occasion idéale pour écouter, dans ma bulle, la musique qui m'accompagnera pour le reste de la journée.

Et la semaine dernière, les Benjamin Fincher m'ont fait un immense cadeau en m'envoyant leur nouvel album Where The River Goes.
Je ne pensais pas que le paysage dont je me délectais chaque matin pourrait avoir son alter ego musical.
Pourtant, au soleil levant, sur la route qui surplombe les collines encore emmitouflées dans la brume laiteuse, écouter cet album tombe comme une évidence. Les mélodies sont douces et cotonneuses, appuyées par des rythmiques électroniques presque désuètes (dans Under the Circumstances). Le violoncelle est toujours là, qui réchauffe l'atmosphère givrée, et la voix aérienne de JB fait décoller la voiture à cinquante centimètres du bitume.
La route avance, fluide comme cet album dont les morceaux s'enchainent sans temps mort, sans embouteillages, faisant apparaitre petit à petit les vallons dans la lumière du soleil rasant (avec St. Valentine).

Where The River Goes sortira le 9 novembre 2009. Si vous n'avez pas une jolie route à parcourir le matin, je suis certaine qu'il est tout aussi agréable de l'écouter au coin du feu (ou de son convecteur électrique !).


Benjamin Fincher - Under The Circumstances

Et en attendant que mon lecteur ne soit réparé, ou que j'en trouve un autre (ainsi qu'un hébergeur) vous pouvez découvrir quelques morceaux sur leur page Myspace.



* Nick Drake
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